Un projet équestre s’articule autour de facteurs « limitants » dont nous avons pas ou peu la main :
- L’influence climatique
- La topographie
- La présence d’eau
L’influence climatique
Difficile à maitriser ; je parle bien ici de l’influence climatique !
Rien qu’à l’échelle de la France on observe de belles variations des températures, des précipitations, des heures d’ensoleillement et vents.
Autant de facteurs qui viendront influencer directement la végétation en place et donc votre réflexion sur vos aménagements.
Quelles évolutions ?
Un réchauffement global des températures mais aussi plus d’évènements climatiques extrêmes et plus de variabilité saisonnière = une adaptation de nos pratiques actuelles de gestion.

La topographie
Le contexte topographique de votre terrain est une composante permanente avec laquelle vous devez composer pour vos aménagements. Modifier le relief d’un terrain peut-être lourd de conséquences sur le milieu et doit être un acte réfléchi.
Néanmoins l’étude du relief naturel (même léger relief !) est un atout pour mieux comprendre la circulation de l’eau sur vos terrains.

La présence d’eau
Ahhh l’eau ! on l’aime comme on la déteste parfois en tant que gardien d’équidés.
Intimement liée aux deux premiers facteurs (climats et topographie) elle influence de près les milieux et leur diversité.
Etudier le circuit de l’eau à l’échelle d’un projet n’est pas chose simple et demande une étude approfondie.
- Votre terrain est-il en capacité d’infiltrer et/ou de retenir les eaux de ruissellement ?
- Observez vous des phénomènes d’érosion de vos sols ?
- Comment votre sol/la végétation réagit à la sécheresse ?
C’est là que la notion de design peut faire toute la différence !
Je t’explique :
D’autres éléments qui constituent l’ensemble d’un projet ont une notion de permanence beaucoup plus faible. C’est la que nous pouvons agir !
Nous pouvons agir plus facilement sur :
- L’utilisation des différents espaces d’un terrain (notamment avec une adaptation au fil des saisons et aléas climatiques)
- La gestion de nos sols et nos pratiques (les enrichir ou au contraire les appauvrir)
- La végétalisation de notre terrain (choix des semences végétales et des essences d’arbres adaptés à notre projet et environnement)
- Le choix du positionnement de nos infrastructures (néanmoins parfois déjà existantes ou contraintes par la loi)
- Le positionnement des différents cheminement et de la parcellisation de nos espaces issus d’une réflexion globale
- La capacité de nos sols à capter et retenir l’eau et ainsi pouvoir bénéficier d’une diversité très intéressante pour la biodiversité et la résilience du projet
- Le choix sur les matériaux et éléments instants utilisés et leurs impacts sur l’environnement et les usagers du projet
- La maintenance et les choix d’entretien réalisés sur le terrain.
Vois-tu toujours ton terrain du même œil ? 🙂