Bonnes pratiques pour une zone d’affourragement adaptée aux équidés

Les espaces de circulation :

L’implantation d’une zone d’affouragement doit permettre une bonne circulation tout autour sans risque de coincement des individus pouvant être chassés. Si vous positionnez une zone d’affouragement proche d’une clôture, veillez à laisser un passage libre d’un minimum de 3 mètres par rapport à la clôture.

La disponibilité :

Multiplier les zones d’affouragement : les chevaux les plus soumis ne doivent pas attendre que les dominants quittent la zone de foin pour s’alimenter. Pour cela il est indispensable de proposer plusieurs points d’affouragement. Les chevaux apprécient de pouvoir garder un contact visuel avec les autres membres du groupe, pour cela veillez à ce que les points d’affouragement soient visibles deux par deux.

L’accès et la visibilité :

Préférez un accès 360° autour d’une zone de foin pour permettre de laisser un accès au plus grand nombre de chevaux avec moins de tension.

Une vue dégagée autour de la zone de foin est conseillée pour que les chevaux puissent mieux observer et interagir avec leur environnement.

Sécurité :

Veillez à la sécurité de vos équipements (râteliers, filets à foin, systèmes de fixations) et supprimez tous les risques de coincement (tête, sabot, membre)

Surveillez l’évolution de l’état de vos équipements et réparez si nécessaire (trous dans ls filets à foin, clous sortants, échardes)

Privilégiez les mousquetons à vis pour tous les mousquetons accessibles aux chevaux, les mousquetons classiques peuvent s’ouvrir et pincer ou s’accrocher à la peau de vos équidés.

Attention particulière pour les chevaux ferrés : les filets à foin standards comportent un grand risque de coincement du sabot et ce même avec des filets surélevés ! (le cheval peut gratter le filet et être très inventif dans certains cas !)

De manière générale la taille des mailles des filets à foin ne doit pas permette aux plus petits individus d’y passer un sabot.

Approvisionnement :

Les équidés ne doivent pas rester sans accès aux fourrages au-delà de 4h (inconfort digestif, risque de colique, frustration, goinfrade au retour du foin.)

Pour cela, le système de distribution et sa fréquence doivent être adaptés à vos possibilités de gestion afin de ne pas laisser les chevaux sans accès aux fourrages.

Physiologie :

La prise alimentaire d’un cheval se fait physiologiquement tête en bas dans la majorité du temps. Privilégiez cette posture dans vos systèmes de distribution du quotidien.

Par ailleurs, le cheval prendra des postures variées quand il s’agit d’attraper une branche un peu haute ou encore pour attraper des friandises ! Il est intéressant de l’encourager à explorer ses mouvements !

Qualité des fourrages :

Veillez à contrôler la qualité des fourrages et l’absence de plantes toxique dans le foin.

Ne forcez pas les chevaux à finir les « fonds » de râteliers et filets à foin. Ecarter et remplacer un foin que serait totalement boudé même si cela ci semble correct.

Un foin trempé ou purifié doit être consommé rapidement afin de limiter le développement des agents pathogènes.